Accueil / Loisirs / Cuisine / Quand la cuisine gastronomique s’invite à la prison de Tours

Quand la cuisine gastronomique s’invite à la prison de Tours

La prison de Tour va recevoir, la visite du chef d’un des restaurants des Halles où plusieurs prisonniers seront enseignés lors d’ateliers de cuisine.

« J’apprécie le faire, car cela me donne la possibilité de travailler hors de ma cellule. En plus pour être propre, nous prenons une douche avant de nous rendre en cuisine, ce qui fait qu’on se sente bien », indique Djamel, un détenu mineur à la maison d’arrêt de Tours.

A la maison d’arrêt de Tour toutes les cellules sont occupées » détaille Dominique Lizé, la directrice de la maison d’arrêt.

«  Ici, le temps est plus rapide  »

Cette maison carcérale a été bâtie en 1935 sous forme de T, comme cela se faisait autrefois. Pour avoir accès à la zone mineure, il faut passer par différentes portes, portiques et grilles. Les jeunes prisonniers sont âgés entre 16 et 17 ans, et sont écroués pour avoir commis de graves faits ou pour avoir récidivé.

Le chargé de la protection judiciaire de la jeunesse, souligne qu’il est nécessaire pour les majeurs que la prison soit utile. « Nous avons effectué un important travail sur la signification de la peine suivons psychologiquement et d’un point de vue psychiatrique les détenus. Au sein de la prison, il est obligatoire d’être scolarisé ».

On peut y suivre des cours de cuisine tous les vendredis du mois, mais au cours des vacances scolaires, les cours sont facultatifs, mais tous les jeunes détenus ont pris la décision d’y prendre part.

Cette mesure avait été prise depuis 2009 ; mais depuis que l’été a commencé Christelle Peynot, chef d’un des restaurants de la prison des Halles, dirige les fourneaux, ce qui change vraiment tout.

« On m’a appelée par le président de la Croix-Rouge, et j’ai le sentiment d’avoir été tout de suite acceptée par les jeunes. Ils sont attentifs et sensibles. »

Quant à Charlotte, elle indique qu’avant de faire un menu, il faut prendre en compte des allergies et des goûts des détenus. Vendredi passé à partir de 9h30 nous nous sommes occupés de la préparation d’un mille-feuille de tourteaux, de pêche menthe-cannelle, de rouleaux de bœuf aubergine. Un menu gastronomique différent des autres.

« C’est également une façon d’interpeller les détenus sur les questions concernant l’hygiène, de parler de l’équilibre alimentaire et des goûts. Presque tous les jeunes proviennent de milieux pauvres. Il y a plusieurs d’entre eux qui n’ont jamais visité un restaurant » indique Dominique Lizé.

A propos de Pablo

Pablo
Pablo, 24 ans. Originaire du Pérou, je suis passionné de nouvelles technologies et de jeux vidéos !